(lecture adressée à Mikaël, lors de ses obsèques)
Que de monde aujourd'hui pour te dire au revoir Mikaël.
MiKaël, notre petit garçon, celui-là même que j'ai vu grandir, entouré de sa soeur Céline et de Fabien son frère de coeur.
Nous formions, avec Maman, une famille unie et complice, qui avait su passer au travers les épreuves de la vie.
Une famille comme beaucoup d'autres, avec ses petits problèmes passagers mais sourtout avec ses moments de complicité et de bonheur.
Tu aimais le sport, la compétition. Les clubs de foot se l'arrachaient notre Mikaël, car, il faut le rappeler, il était doué dans l'art du ballon rond.
Tu as plus tard embrassé le sport automobile, cette passion qui, jusqu'au bout, a été un élément majeur de ta vie.
Durant toutes ses années passées ensemble, vous avez été merveilleux, toi, Céline et Fabien. Merveilleux d'imagination, de créativité, d'émotion de toutes sortes.
Tu étais imbattable dans le calembour, tes histoires inventées de toutes pièces, Céline qui renchérissait avec ses mots à elle, ses grimaces, ses déguisements et Fabien qui en rajoutait et qui riait à en perdre le souffle.
L'expression d'un grand bonheur était dans la maison, avec une telle force que Maman et moi avions parfois du mal à canaliser le trop plein qui s'en échappait. C'était nos belles années à nous, que rien, ni personne ne peut nous enlever.
Aujourd'hui, par un égarement passager mais terriblement cruel, notre bonheur fait une pause.
Tu nous laisses là, désemparés, abandonnés à la douleur.
Mais la vie continue Mikaël et elle continuera avec toi, avec ton souvenir, avec ce que tu nous a laissé de meilleur.
Avec le temps, le moment venu, quand chacun sera à nouveau prêt, le bonheur reprendra sa place, différemment, et à nouveau, entre nous et avec toi, nous ajouterons à notre vie, d'autres belles années.
Au revoir Mikaël.
Nous t'aimons.